Les flirts et leurs conséquences sur ces relations

Les  flirts : en fait qui dit flirt dit jeu, sans durée ni engagement, possessif et narcissique, à visée sexuelle.

Ne confondons pas :

Il est difficile de porter une appréciation sur le flirt, tant que n’est pas précisé le type de flirt dont il s’agit. Car il y a flirt et flirt.

Il est certain que la différence est grande entre le flirt platonique de ceux qui ne cherchent qu’à plaire par le regard ou la voix et le flirt génital qui comporte une relation sexuelle.

On pourrait ainsi classer les flirts selon la gravité, l’importance du geste. Pourtant, ce qui différencie les types de flirt, c’est avant tout l’intention de celui qui flirte, c’est pourquoi nous trouverons le flirt cynique, le flirt d’amusement, le flirt d’entrainement, et le flirt d’approche.

Le flirt cynique :

Dans le flirt cynique, l’intention est nette, précise : on veut draguer l’autre « se le (la) faire »… Il y a une volonté de départ de duper l’autre. Ce sera sans lendemain, on cherchera une autre partenaire le samedi suivant. On veut connaitre son pouvoir de séduction, avoir la satisfaction de « tomber » la personne sur laquelle on a jeté son dévolu. On collectionne de nouvelles conquêtes. Pour arriver à ses fins on utilise tous les moyens : avec la fille facile, on jouera au parfait connaisseur de l’amour ; avec la fille réservée, la plus séduisante, parce que la plus difficile à séduire, on se montrera sentimental, délicat, sérieux  au besoin et nullement pressé. C’est la drague systématique et « scientifique ».

Des conséquences parfois dramatiques :

  • Le flirt cynique n’apporte rien : il ne répond pas au puissant besoin de l’amour et de bonheur qui est dans le cœur. Il apporte, par contre, souvent, un cortège de déceptions, de dégout, de soi-même ou d’ennui infini. Il ne garde valeur que pour ceux qui peuvent se contenter de plaisir de bazar et pour ceux qui le recherche comme une drogue. « c’est de la fumée, mais de la fumée qui, à la longue, peut asphyxier ».
  •  Il entraine une perte du sens du véritable amour. « Ceux qui ont pris l’habitude de flirter ne pourront  jamais aimer vraiment, car ils ont pris l’habitude d’une vie égoïste. Et comme ils vont de cœur en cœur, pourquoi un jour s’arrêter et se fixer ? » (fille 17ans). Installés dans le papillonnage, ils ne voient dans l’autre objet, « une proie », un « gibier ».

Le flirt d’amusement :

Ce flirt cynique n’a pas l’aspect désagréable de flirt cynique : dans ce cas, on n’a nullement l’intention de faire souffrir l’autre, on veut seulement s’amuser, on regretterait même que ce soit aux dépens de l’autre. Ce qu’on désire, c’est « passer  un peu de bon temps », profiter de sa jeunesse, « comme tout le monde nous le conseille », gouter les joies de la conquête, de la tendresse. C’est le flirt des instinctifs qui ne se soucient pas trop des conséquences possibles. C’est le flirt des faibles qui ne savent pas différer la satisfaction d’un désir, autant plus que la société ferme les yeux sur ce flirt gentil et dangereux quand elle ne l’encourage pas. Ne dit-on pas : « faut que la jeunesse se passe ? ». Même si les intensions de ce flirt ne sont pas perverses comme dans le flirt cynique, les conséquences peuvent être les mêmes.

Le flirt d’entrainement :

A la différence des flirts précédents, la préméditation n’existe pas dans le flirt d’entrainement. On est allé à une soirée, une sortie mixte, un anniversaire…  nullement avec l’intension de flirter, mais simplement de passer un bon temps entre amis. Mais progressivement l’ambiance a changé. L’occasion faisant  le larron, certains n’ont pas résisté à la tentation du flirt, ils ont donné le ton, et les autres petit-à-petit, les ont imités.

Puissance de l’ambiance : L’ambiance lève les inhibitions : «  puisque tout le monde le fait ! » En face des peurs inévitables devant la sexualité, les jeunes se rassurent dans le collectif : ce qu’on n’oserait jamais faire seul, on peut se le permettre en groupe. Le groupe déculpabilise, en ne demandant à chacun qu’une toute part de responsabilité.

Fragilité de l’être humain : le flirt d’entrainement montre suffisamment combien l’être humain est influençable.  Comme il est facile de se laisser conditionner par l’ambiance, les modes, l’environnement, d’être trop facilement un « mouton » qui n’ose pas aller à contre-courant des normes du milieu. Ce flirt révèle une insuffisante maitrise des pulsions.

Une occasion pour se connaitre : Le flirt d’entrainement peut être une occasion à saisir pour bien se connaitre. Un jeune loyal peut faire le bilan de ce qui est arrivé : il acquiert alors une meilleure connaissance de ses limites. Il peut même être amené à faire, simplement un constat de faiblesse : se reconnaissant faible (comme tout humain) il devient fort parce que plus clairvoyant et plus prudent. .. C’est un devenir  adulte que de reconnaitre ses fragilités.

Le flirt d’approche :

Ce flirt, à la différence des précédents, comporte une partie de « sérieux » : existent des sentiments réels, un embryon d’amour authentique, une certaine volonté de ne pas exclure à priori une évolution vers l’amour vrai. Mais il comporte aussi une part de jeu en ce sens que les  gestes amoureux ne sont pas toujours conformes à l’intensité réelle du  sentiment, mais se trouve souvent en avance d’une longueur dure l’évolution du cœur.  C’est le flirt feutré où un garçon et une fille qui éprouvent un certain attrait l’un pour l’autre essaient quelque peu les jeux de l’amour pour mieux connaitre la vérité de leurs sentiments. Flirt de recherche et de tâtonnement au départ d’une relation amoureuse.


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